Je ne me souviens plus où j’ai lu que le futur est cette portion de temps dans lequel nous cultivons l’espoir que ce à quoi nous tenons le plus pourra éclore et se développer, mais aussi ce laps de temps qui permet à nos amis de prouver leur sincérité.

Ce qui est sain voit ses propriétés perdurer dans le temps, et ne tient pas compte de l’éphémère moment présent. Pour aller vers le futur, il est donc nécessaire de posséder ces vertus, que sont la clairvoyance, la perspicacité, la prudence, la fidélité à la parole donnée.

Des qualités qui, à y bien réfléchir, manquent aux politiques italiens et, sans doute aussi un peu, à une partie des Italiens. Comme si nous avions horreur de construire le futur. Surgit alors le doute selon lequel le mal qui frappe l’Italie, la racine de toutes les difficultés que rencontre le pays, se trouve précisément là : dans ce manque de sens du futur, de clairvoyance.

Rocco Femia

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