Permettez-moi, dans ce Primo piano si particulier, une petite confidence. Peut-être certains d’entre vous l’ont-ils remarqué, mais dès que l’on emploie le mot « fraternité », on se retrouve immanquablement braqué par des regards dubitatifs qui s’interrogent sur nos véritables intentions, interprétées, au mieux, comme bien-pensantes ou simplement irréalistes. C’est un mot qui dérange. Peut-être parce qu’il renvoie à une vision spirituelle ou, pire encore – du moins pour certains –, religieuse du monde.
Il m’est déjà arrivé plusieurs fois d’assister à des réactions, pas nécessairement hostiles, mais quelque peu agacées dès que ce mot était prononcé : Fraternité.

Rocco Femia