Renzi dans la tourmente

Non, ce n’est pas le 1er avril… C’est bel et bien une « affaire » qui rattrape ce vendredi un gouvernement jusque là épargné. L’ensemble de la presse française en parle. Federica Guidi a démissionné jeudi soir après la publication par la police d’écoutes téléphoniques. Ces documents semblent attester que la ministre de l’industrie a assuré à son compagnon que le gouvernement adopterait une législation favorable aux investissements de celui-ci dans le secteur de l’énergie. Le Mouvement 5 Etoiles à gauche et Forza Italia à droite (parti fondé par Berlusconi) réclament la démission de l’ensemble du gouvernement. Une autre Ministre, chargé des relations avec le Parlement, aurait assuré à Federica Guidi que l’amendement qui concernerait les investissements, et donc son compagnon, serait bien adopté. La politique italienne serait-elle rattrapée par ses vieux démons ? Trop tôt pour le dire.
En tout cas, tout cela est de mauvais augure pour la majorité de gauche à l’approche des élections municipales en juin prochain.

Le retour du printemps…et des migrants

Oui, l’Italie reste toujours une destination d’entrée dans l’Europe pour les migrants. L’actualité, tournée ces derniers temps, vers d’autres pays de débarquement, la Grèce notamment, aurait presque pu nous faire croire le contraire. Mais les chiffres sont là. C’est Radio France Internationales qui les livre. Depuis le 1er janvier, l’Italie a enregistré 16 000 nouvelles arrivées via la Méditerranée soit 58% de plus qu’à la même période en 2015. Et avec les beaux jours, le flux s’intensifie. En 48h, fin mars, 3000 migrants ont été secourus au large de la Lybie. Serpent de mer de la désespérance et de l’incapacité des nations à gérer ce drame humain.

Tous fonctionnaires ?

Une scene du film « Quo vado ? »

J’ai animé voilà quinze jours une émission sur le statut des fonctionnaires en France. J’y ai posé notamment ce paradoxe français : tout le monde a un jour ou l’autre critiqué les agents d’états mais nombre de parents souhaiteraient voir leurs enfants intégrer cette corporation porteuse du sacrosaint « emploi à vie ».

Philippe Ridet, correspondant du Monde à Rome nous relate ce phénomène exacerbé en Italie. Il s’appuie sur deux supports : un film qui a connu un grand succès (Quo vado ?  de Gennaro Nunziante) et une série de photos de Michele Borzoni nous montrant des salles de concours de la fonction publique débordant de candidats. Exemple : 14 emplois de policiers pour plus de 10 000 candidats à Milan. Voilà encore un chiffre qui interpelle.

Le Pape appelle à l’espérance

Comme chaque année, à Pâques, le message délivré du Vatican, par le Pape a fait le tour du monde et donc de nos médias. Cette fois-ci, François a lancé un appel à des « chrétiens prisonniers en eux-mêmes ». « Nous (l’Église) serions une structure internationale avec un grand nombre d’adeptes et de bonnes règles, mais incapables de donner l’espérance dont le monde est assoiffé » s’est interrogé le Saint-Père. Avant de poursuivre : « L’espérance n’est pas un simple optimisme ni une attitude psychologique ou une bonne invitation à nous donner du courage. Le Consolateur ne rend pas tout beau, il ne supprime pas le mal d’un coup de baguette magique, mais il infuse la vraie force de la vie, qui n’est pas une absence de problèmes mais la certitude d’être toujours aimés et pardonnés. »

Une histoire de fou

L’asile abandonné de Volterra

On le sait depuis longtemps, les jeux vidéos sont parfois le reflet de notre société mais également un support de fiction sans limite. Ainsi Courrier International nous relaie un article de la Repubblica narrant l’adaptation pour les consoles d’une page noire sur l’histoire italienne : celle de l’asile de Volterra. The town of light, nous assure-t-on ne donne pas dans l’horreur mais explore cet endroit singulier. En effet, dans les années 30, les pavillons de l’institution comptaient jusqu’à 5000 patients pour une population de 11000 âmes dans la commune de Toscane. Des hommes et femmes totalement marginalisés et coupés du monde à tel point que l’établissement fut purement et simplement fermé après le vote de la loi Basaglia en 1978 qui décréta une véritable refonte de l’accueil des malades mentaux en Italie.

Essai transformé pour Brunel

Il était à la tête de la « Nazionale » depuis décembre 2011. Le français, originaire du Gers, Jacques Brunel quittera ses fonctions de sélectionneur de l’équipe de rugby italienne le 31 mai. Dans l’Equipe, Hamid Imakhoukhene recueille le sentiment de celui qui gagna le Brennus avec Perpignan en 2009. « Je me suis régalé ici, même dans la difficulté. Même s’il n’y a pas eu tous les résultats escomptés, on a démontré la volonté de créer du jeu, d’être acteurs et ne pas être seulement défensifs ou restrictifs, il me semble. J’espère en tout cas que c’est l’image qui restera ».