Il est des régions qui semblent n’avoir jamais droit de cité dans le paradis des destinations touristiques les plus prisées de la Péninsule. Les Abruzzes par exemple, est l’une d’entre elles, et c’est totalement injuste. Bien sûr, il y a Venise et la lagune, Rome et son histoire, Florence et ses musées, Bologne et sa cuisine, aucune ne vole la primauté qui les caractérise. Pour ce numéro, RADICI a privilégié un itinéraire du cœur ; d’une région qui bat davantage au rythme de ses habitants que de celui des touristes qui y passent. Une raison de plus pour la visiter, car vous vous y sentirez immédiatement en famille. Les Abruzzes – en italien au singulier, l’Abruzzo – sauront vous surprendre comme, et peut-être même davantage, que les destinations plus connues. Pensez-y et offrez-vous une promenade sur cette terre de paysans, de bergers et de pêcheurs, riche de grandes traditions culturelles et historiques.
Dans ce numéro, il sera aussi question d’itinéraire de l’âme et de l’histoire. Pour cela, nous vous proposons un hommage à Mimì Notarangelo qui fut un insatiable voleur d’âme. Un personnage tellement dévoué à la valeur du témoignage que ses reportages en dérangent plus d’un ! Un film qui lui est consacré, réalisé par David Grieco – le réalisateur de L’Affaire Pasolini sortie dernièrement en France –, fait découvrir, avec l’aide d’amis, de témoins et de compagnons de route, celui que certains ont surnommé le Cartier-Bresson de la Basilicate. Ses photographies ne s’oublient pas, et les belles âmes auront à cœur de les partager !
Vous trouverez également un article de Francesca Vinciguerra sur la famille italienne, entre modernité et traditions. Ah ! La famille ! Que lui est-il arrivé ces dernières décennies ? Qu’est-ce qui fait d’elle, envers et contre tout, l’un des piliers de la société italienne ?
Une belle interview enrichit aussi ce numéro : celle du compositeur Ezio Bosso, témoin d’une musique vécue et conçue comme élément incontournable de la vie même.
Sans oublier bien sûr le regard attentif et percutant de Giuseppe Santoliquido sur l’actualité, et le billet de l’écrivain Vincent Engel sur sa découverte de l’Italie.

P.S. Veuillez nous excuser pour le retard de publication de ce numéro dû à l’intense travail de la rédaction pour la réalisation du troisième et dernier volume de la trilogie sur le cinéma italien « L’Italie au miroir de son cinéma » qui trouvera, nous l’espérons, un accueil chaleureux auprès de vous.